Fashion Revolution Week 2018 #02 – Jour 1

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Retour sur le 1er jour de la Fashion Revolution Week – 24 avril 2018

Pour mieux comprendre le mouvement Fashion Revolution et la Fashion Revolution Week rendez-vous sur l’article précédent.

Conférences et discussions au Veja Bunker

Nous avons d’abord assisté à des conférences chez Veja. Cela nous a permis de découvrir leur studio, leur équipe dynamique et de mieux comprendre leur démarche. La première discussion sur la transparence nous a permis de découvrir Clothparency. Et la deuxième discussion sur la mode vegan nous a fait découvrir Manifeste 011.

  • Veja est une marque de baskets de ville. Les studios sont à Paris et l’usine de fabrication est au Brésil. Ils cherchent à être le plus transparent possible, en allant jusqu’à publier leurs contrats sur leur site internet. Toutes les étapes de fabrication sont contrôlées et les employé.e.s sont le plus valorisé.e.s possible. On peut trouver tout ce qu’il faut savoir sur leur site dans la partie Projet.

« Ce que je dis toujours à des marques qui jurent que leurs employé.e.s travaillent dans de bonnes conditions, c’est : “ est-ce que vous accepteriez que vos enfants travaillent là-bas ?“. Moi oui !  » Sébastien Kopp, co-fondateur de Veja.

  • Clothparency cherche à développer un outil permettant d’informer les consommateurs sur l’impact environnemental, social, humain, d’une marque. Nous avons pris conscience que les critères, même au sein de préoccupations « éthiques », ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Certains attachent plus d’importance aux conditions de travail des employé.e.s, d’autres aux matériaux utilisés, d’autres encore à la longévité des pièces. Bien sûr, nous pensons que rien n’est à laisser de côté, que tous ces critères sont aussi importants les uns que les autres.

« Nous avons décidé de ne pas être distribués que par des distributeurs éthiques, nous sommes aussi sur des grandes plateformes au milieu de chaussures de grande production, pas du tout éthique. C’est un choix, c’est pour que des consommateurs choisissent Veja parce qu’ils trouvent les chaussures belles, mêmes s’ils ne se préoccupent pas de leur fabrication. En ouvrant la boîte chez eux après, ils peuvent s’informer en lisant le petit texte explicatif. C’est comme pour un enfant malade : on lui sert un verre de jus de fruit pour lui faire prendre un médicament.  » Artaud Frenoy, Respondable Commercial de Veja.

  • Manifeste 011 est un distributeur de mode vegan. La mode vegan pose plusieurs questions intéressantes. Limiter les produits issus des animaux par soucis écologiques, au même titre que dans l’alimentation végétarienne et vegan ? Remplacer ces produits par des produits végétaux, comme le coton, avare en eau ? Ou remplacer par des produits issus du pétrole, en sachant tout ce que cela implique (guerre du pétrole, lobby du pétrole, rejet de gaz à effet de serre, épuisement des ressources, recyclage obligatoire si on veut éviter l’invasion des déchets) ? Tout cela n’est pas facile à démêler et nous n’avons pas encore trouvé la réponse. Veja propose une gamme de chaussures vegan et une autre non, ne voulant pas se trancher dans une position trop stricte, tout en restant exigeant. Ils essaient de mettre au point des matériaux vegan respectueux de l’environnement, respectant ainsi les réelles valeurs vegan.

 

La marche commémorative le long du Canal Saint-Martin

Sur les coups de 17h30, nous nous sommes dirigées vers le Café Prune, lieu de rassemblement pour le départ de la grande marche organisée par Fashion Revolution. Là-bas, nous y avons rencontré plein de monde, venu pour brandir tout haut « Human before clothes ». Toute cette belle énergie nous a donné envie de connaître un peu plus les différents profils qui s’intéressent à ces problématiques.

  • Nous avons rencontré de nombreux créatifs se lançant dans la création d’une marque de mode éthique. Beaucoup de personnes veulent injecter ces valeurs d’écologie et de solidarité, dans des griffes à caractères. Nous n’avons pas pu nous en empêcher de penser que si tous ces créatifs engagés se réunissaient, ils pourraient faire des merveilles. Parce que nous savons qu’un des problèmes récurrents que rencontrent les marques de mode éthiques aujourd’hui, c’est leur visibilité. C’est difficile de se faire entendre quand on est une toute petite équipe, ou seul.e, à gérer la création, la production, et la communication ! Heureusement, SloWeAre accompagne ces nouvelles petites structures engagées dans de belles idées. Nous continuons de penser que travailler en groupe est super important pour créer des choses plus cohérentes, plus exigeantes et plus complètes, en se nourrissant des savoirs et des savoir-faire de chacun.e.s.

 

  • Il y avait aussi des étudiants en arts et en design. Discuter avec eux, c’était comme discuter avec nos amis des problèmes planétaires et de notre place dans tout ça. Nous savons que notre formation implique aussi l’apprentissage de processus créatifs cohérents au vue de leur impact social et écologique. Et à cette marche, il y avait aussi des professeurs d’école d’art, de design et de mode ! Et voir que les professionnels du milieu, surtout les formateurs, s’intéressent et s’impliquent dans ces problématiques, ça nous rend super enthousiastes !

 

  • Quelques associations et collectifs étaient aussi représentés, comme Éthique sur l’étiquette, demandant aux consommateurs et aux entreprises d’être vigilants et exigeants sur les vêtements produits et achetés.

 

  • Et il y a avait aussi des personnes concernées par toutes ces belles idées de solidarité, sans être professionnelles de la mode, ou du textile. Rencontrer des personnes qui se sentent concernées, rien que parce qu’elles estiment qu’en tant que consommatrices de mode, comme tout un chacun.e, elles se doivent de s’informer sur l’envers du décor, ça nous donne plein d’espoir !

 

« L’AMOUR À LA MODE »

 

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